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Déclassement / Utilité des diplômes

6 avril 2009

ic-diplome1Afin de faire le point sur l’importante question du déclassement vécu par nombre de jeunes diplômés et sur la question corrélative de l’utilité des diplômes, nous vous recommandons la lecture d’une sélection d’articles consultables ICI (Inscription gratuite au site cairn.info et lot d’articles payants – 5€). Cette série d’articles permettra de suivre un échange d’arguments et d’obtenir un panorama contrasté des enjeux que soulèvent ces 2 questions du déclassement et de l’utilité des diplômes.

Déclassement : quand l’ascenseur social descend, François Dubet et Marie Duru-Bellat
Le diplôme, l’arme des plus faibles
, Tristan Poullaouec
Diplômes : l’illusoire inflation
, François Dubet et Marie Duru-Bellat
Former n’est pas employer, Tristan Poullaouec

Le premier article de la série (Déclassement : quand l’ascenseur social descend) affirme la réalité marquée du phénomène de déclassement et y voit la source d’un fort clivage, d’une part, entre générations, d’autre part, au sein d’une même génération, entre celles et ceux qui pensent pouvoir progresser, et celles et ceux qui craignent de subir le déclassement.

L’article souligne encore que plus le phénomène de déclassement lié à une formation donnée s’exprime fortement, plus le contexte personnel, familial, le réseau personnel des individus disposant de ladite formation vont jouer un rôle déterminant dans l’accès à un emploi plus ou moins proche de leurs aspirations.

Le deuxième article (Le diplôme, l’arme des plus faibles) résulte quant à lui d’une analyse beaucoup plus nuancée du phénomène, en pointant le fait que le déclassement est essentiellement un phénomène de début de carrière, lié aux nouvelles politiques de Ressources Humaines de nombreuses entreprises, mais que ce déclassement irait en s’estompant avec le déroulement des carrières.

D’autre part, cet article fait ressortir des abords complexes de la question du déclassement :

L’analyse conduite révèle ainsi que plus le niveau de diplôme est élevé, plus les parcours d’insertion des jeunes diplômés seront proches et donc moins pèseront sur leurs perspectives d’insertion leurs éventuelles inégalités sociales d’origine.

Cet article renvoie également les sources du déclassement à l’évolution des métiers et du marché du travail dans son ensemble, et non à l’inflation des diplômes. Pour les mêmes emplois, à quelques dizaines d’années d’écarts, les employeurs demandent beaucoup plus de qualifications.

Le troisième article (Diplômes : l’illusoire inflation) répond frontalement au deuxième, et élargit son approche. Ce sont cette fois-ci les objectifs d’une politique éducative qui sont discutés.

En indiquant que selon que l’objectif principal sera le renforcement de l’égalité entre les jeunes ou l’innovation et la compétition économique ou l’insertion professionnelle des jeunes, la politique retenue ne pourra pas être identique; cet article engage un débat sur la question des objectifs de la politique éducative , propose une analyse de la situation actuelle, et des dilemmes face auxquels elle laisse les étudiants.

Enfin, le quatrième article (Former n’est pas employer) clôt (temporairement) ce dialogue, en réaffirmant que le déclassement est un phénomène de début de carrière des jeunes diplômés, alors que les jeunes faiblement ou non diplômés sont eux quasiment assurés d’un cantonnement à la marge de l’emploi.

Cet article relève pour finir la contradiction selon laquelle les politiques d’aide à l’emploi incitent les entreprises à favoriser les bas salaires, alors que l’évolution des métiers et la compétitivité accrue les incitent à des recrutements de jeunes toujours plus et mieux formés.

Cela nous fait penser que…

Au-delà de la question des causes, de l’ampleur, et des remèdes à apporter à ce phénomène, la réalité du déclassement est reconnue par tous.

Pour les étudiants, plusieurs questions se posent alors :

1/ Être au clair avec le projet que l’on poursuit dans ses études ?

« À force de comparer l’usage des diplômes dans le monde du travail à l’utilisation de la monnaie dans les échanges marchands, on finit par oublier qu’on ne poursuit pas des études comme on constitue un portefeuille d’actions, et que l’intérêt d’une scolarité ne se réduit pas à ses débouchés professionnels immédiats. » Le diplôme, l’arme des plus faibles, Tristan Poullaouec.

2/ Structurer son réseau ?

Nous avons vu que le réseau personnel jouait un fort rôle pour contrebalancer le phénomène de déclassement. Prendre conscience de son réseau, et enrichir son réseau, pendant toute la durée de ses études, pendant les périodes de stages, est une démarche qui sera des plus utiles le jour de l’entrée sur le marché de l’emploi.

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