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Étudiants / Entreprises : mesurer et franchir les différences culturelles

25 mai 2009

Differences culturellesLe diagnostic :

Une littérature se développe sur les difficultés spécifiques rencontrées par de nombreuses entreprises dans l’intégration de la nouvelle génération de jeunes diplômés. Cette nouvelle génération, (nommée génération Y), présenterait des caractéristiques très marquées qui heurteraient des points clef du fonctionnement des organisations et la culture de travail des générations précédentes.

À l’appui de cette thèse, viennent de nombreux témoignages recueillis par des consultants d’entreprises : un niveau très élevé d’échec dans l’intégration de jeunes salariés, de très nombreuses offres d’emplois non pourvues, même dans de grands groupes disposant pourtant de moyens conséquents pour assurer leur visibilité, des niveaux de turn-over très importants dans les domaines de plein emploi, un taux d’absentéisme qui connaît des niveaux inconnus précédemment, etc.

Quelques exemples d’écarts culturels importants :

•    Hiérarchie d’autorité / hiérarchie légitime
La hiérarchie n’impressionne pas. Ici, probablement que les modes d’éducation qui se sont développés depuis 20 à 30 ans pèsent sur cela. Les jeunes diplômés ont pour beaucoup été des enfants dont les parents sollicitaient fréquemment l’avis. La hiérarchie est ainsi respectée mais à condition qu’elle apporte quelque chose, qu’elle fasse ses preuves… 90% des jeunes qui démissionnent d’un emploi le font pour des raisons de mauvaises relations avec leur hiérarchie.

•    Maîtrise de l’information / habitude de travail en réseau
La transversalité, le partage, la circulation, le libre accès à l’information, ne sont pas la marque de fabrique de la plupart des entreprises.
Or la nouvelle génération sait travailler spontanément en réseau. Les jeunes diplômés sont en maîtrise de certaines façons d’opérer et de procéder. L’apport de technologies qui ont révolutionné les modes d’accès au savoir, d’apprentissage, les socles nécessaires pour continuer d’avancer dans le savoir, ont marqué la formation de ces jeunes gens.

•    Gestion de projet / Culture de l’instant
Ils sont nés avec des télécommandes en main alors qu’on a sédimenté des systèmes d’information en entreprise qui ne vont pas vite.

•    La valeur travail / Des valeurs dans le travail
Apparue outre-atlantique depuis quelques années, l’expression de « bénévoles salariés » a été créée pour désigner cette attente forte de sens et de valeurs dans le travail portée par la nouvelle génération. Ce n’est pas le travail en lui-même qui est une valeur, mais il doit en avoir. Ceci est en fort décalage avec le modèle de « valeur travail » toujours en vigueur pour la plupart des salariés plus âgés.

Cela nous fait penser que…

Les entreprises sont confrontées ici à une lourde difficulté pour le renouvellement de leurs équipes. Elles ont beaucoup à faire pour comprendre ces écarts culturels et pour s’y adapter autant que possible.

Cependant, les étudiants eux-mêmes auraient intérêts à prendre conscience de ces décalages. Eux-mêmes pourraient ainsi mieux anticiper des difficultés, éviter des échecs lourds de conséquence pour eux aussi.

Les écarts culturels qui se manifestent aujourd’hui dans l’intégration des jeunes générations dans l’entreprise ne pourront vraisemblablement être réduits que part un travail de chacune des parties.

Cela nous fait revoir nos méthodes :

Nous-mêmes en tant qu’intervenant dans le champ de la rencontre Étudiants / Entreprises devons veiller à revisiter nos procédures d’accompagnement des uns comme des autres à l’aune de ces écarts culturels pour mieux informer les uns et les autres, et pour proposer des accompagnements adaptés.

Ainsi par exemple, dans notre façon de « renvoyer » des consignes aux étudiants ayant déposé des candidatures pour des stages, et dont la Lettre de Motivation par exemple ne convient pas car étant trop tournée vers l’étudiant lui-même et insuffisamment vers le projet proposé par l’entreprise. Nous constatons bien que le simple envoi de ces consignes «brutes» a tendance à ne pas être suivi d’une nouvelle candidature pour la même offre de la part des étudiants. Si l’objectif est bien de favoriser la rencontre du plus grand nombre d’étudiants avec le plus grand nombre d’entreprises, alors nous devons mieux accompagner les uns et les autres et non pas laisser ces deux « cultures » dans un simple face à face.

Ceci passe notamment par une plus grande individualisation des réponses, des consignes, des accompagnements.

Nous vous conseillons la lecture de l’ouvrage suivant :

Photo Génération Y

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