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Peur du déclassement, prise de risque, droit à l’erreur, et…. stage volontaire !

2 novembre 2009

business woman balancing on ropeLe récent ouvrage d’Éric MAURIN, la peur du déclassement (Ed. Seuil, Coll. La république des idées), apporte un regard complémentaire sur le phénomène du déclassement à ceux proposés par un certain nombre d’études récentes.

Sans jamais nier la réalité de ce phénomène, qui touche aussi bien des salariés en cours de carrières que des jeunes diplômés, l’auteur s’intéresse essentiellement à une conséquence de ce phénomène, à savoir la peur du déclassement, qui apparaît beaucoup plus répandue que le déclassement lui-même.

Cette peur est directement liée à la structure sociale et économique de notre pays qui se caractérise encore largement par un fort déterminisme social. Nous avions déjà eu l’occasion d’évoquer ICI le poids déterminant du premier emploi sur le déroulé global des carrières dans notre pays.

Nous avions également déjà évoqué le lien étroit qui existe toujours entre diplôme et emploi. Si nous ajoutons à cela les analyses d’Éric MAURIN sur la société à « statut » dans laquelle nous vivions, et qui apparaît comme relativement atypique au regard de ce que vivent nos voisins européens, nous voyons comment le risque de déclassement, même s’il est faible, met en jeu des éléments essentiels d’un parcours social et professionnel qui ne peut avoir qu’un sens. La réussite appelle la réussite, l’échec appel l’échec.

Ceci nous fait penser que :

Les modalités d’organisation de notre marché de l’emploi et les modes de recrutement étant ce qu’ils sont, le premier emploi déterminant à ce point la carrière, le diplôme déterminant à ce point le premier emploi, l’échec est interdit, et la perspective de l’échec est effrayante.

Or, sans vouloir y revenir plus que nécessaire, encore un mot sur les stages volontaires. À l’inverse des stages obligatoires qui, entrant dans la validation d’un diplôme se trouvent sous le poids déraisonnable de la pression à la réussite qui caractérise notre société, les stages volontaires offrent un espace d’expérimentation et de droit à l’échec que n’offre que trop rarement (jamais ?) notre système éducatif.

Oser prendre des risques, prendre le risque de l’échec, faire face et apprendre à gérer l’échec, autant de moyens de mieux choisir son projet professionnel, de développer sa capacité de résilience, et aussi de porter un autre regard sur celles et ceux qui connaissent ou ont connu l’échec.

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