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Devenir des connaissances et compétences.

1 mars 2010

Une récente note du Centre Européen pour le Développement de la Formation Professionnelle se penche sur les évolutions réciproques de la structure des emplois d’une part, et des compétences formées d’autre part, au sein de l’Union Européenne.


Au-delà de ces questions, nous avons été tout particulièrement intéressé par la conclusion de la note qui s’intéresse à la question non pas d’abord de l’adéquation de l’offre de formation avec les besoins des entreprises, mais de la maximisation de la valorisation des connaissances et compétences disponibles par les entreprises.

Voici cette conclusion :

« Les résultats des prévisions du Cedefop font apparaître que la structure de l’emploi en Europe s’oriente vers une forte intensité de connaissances et de compétences. Il est clair que les décideurs politiques doivent garantir le meilleur usage possible des compétences actuellement disponibles. Par exemple, dès lors que les femmes seront plus qualifiées que les hommes, il convient de prendre des mesures pour les aider à utiliser leur potentiel et à mieux concilier vie professionnelle et vie familiale.

Il importe également de mieux connaître ce que les individus savent réellement et sont capables de faire dans des emplois spécifiques. Un recours plus important à la validation des acquis non formels et informels, ainsi qu’à l’orientation tout au long de la vie, permettrait de mieux faire coïncider compétences et emplois. Le message des prévisions du Cedefop est qu’il pourrait être nécessaire pour les gouvernements de stimuler la demande de compétences émanant des employeurs et de trouver les moyens de mieux utiliser les compétences, afin d’éviter les problèmes d’inadéquation et de déséquilibre.

L’Europe doit garantir que ses ressources humaines répondent aux besoins de son économie. Les stratégies doivent offrir aux citoyens des possibilités d’améliorer et d’élargir leurs compétences. L’élévation des niveaux de qualification n’est pas simplement ce qui permet aux individus de trouver un meilleur emploi; c’est aussi ce qui leur permet de façonner les emplois du futur et, partant, d’apporter une contribution active à une économie innovante. »

Ceci nous fait penser que.

Cette approche, qui n’est pas contradictoire mais complémentaire de celle s’attachant principalement à orienter l’offre de formation vers les besoins exprimés par les acteurs économiques, rejoint la réflexion que nous avons engagé avec l’Institut Kervégan.

Une étude relativement récente du CREDOC mettait en évidence le fait que presque 50% des diplômés de l’enseignement du supérieur travaillent hors du champ de leur spécialité. Ceci nous a fait pensé que la stratégie d’une maximisation de l’adéquation entre offre de formation et demande exprimée par les entreprises avait certes une pertinence, mais aussi une importante limite.

Il apparaît nécessaire de procéder également à l’inverse, à savoir d’aider les acteurs (entreprises et individus), à mieux identifier et valoriser dans les missions et emplois, les connaissances et compétences effectivement détenues par les personnes.

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