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Quel sens pour les statistiques d’insertion des jeunes diplômés (2) ?

3 mai 2010

Comme indiqué dans une précédente note, nous commençons une réflexion sur le sens et les usages possibles, pour et par les étudiants, des statistiques d’insertion professionnelle qui sont de plus en plus réalisées, notamment dans le cadre des nouvelles obligations légales d’évaluation des formations.

Nous avons réalisé un premier échange entre des responsables de l’université d’Angers, de l’ONISEP et du CARIF-OREF des Pays de la Loire sur ce sujet, dans le cadre d’une réflexion portant notamment sur des évolutions en cours de préparation du dispositif Meformer.org auxquelles est associée Interfaces Compétences.

Premiers éléments de diagnostic.

Cette double question du sens et de l’usage de ces statistiques confronte à plusieurs difficultés.
•    L’usage qui en est déjà fait depuis quelques années auprès des étudiants d’un certain nombre de formations montre qu’un accompagnement important est presque toujours nécessaire pour aider les étudiants à « entrer » dans ces informations.
•    La demande n’est pas « massive » du côté des étudiants. Ils sont en recherche de beaucoup d’informations, mais celles-ci ne sont pas spécialement plus recherchées que d’autres.
•    Les interventions d’anciens étudiants dans des modules liés à la construction du projet professionnel semblent indiquer que les étudiants sont en attentes d’informations les plus récentes possibles, sur les conditions de sortie du système de formation et d’entrée sur le marché du travail. Ainsi, des enquêtes qui se présentent comme ayant été effectuées sur des cohortes d’étudiants étant sortis il y a déjà quelques années, peines à convaincre les étudiants de leur pertinence.
•    L’inévitable fluctuation des taux et indicateurs de « qualité » d’insertion des jeunes diplômés de telle ou telle discipline, au gré des évolutions de conjonctures locales, nationales, internationales, va devoir être appréhendée dans la manière de présenter ces données dans la durée.

Prenons le temps de l’analyse.

Nous voyons là que notre interrogation initiale trouve un réel écho chez les professionnels du suivi et de l’accompagnement des étudiants. C’est la raison pour laquelle cette première rencontre va être prolongée par un second temps de travail avant l’été. De la même manière, pour mener à bien cette réflexion, nous avons sollicité un échange avec les responsables de RESOSUP, le réseau des observatoires du supérieur, ainsi qu’avec des responsables du CEREQ.

Alors que ces données statistiques s’insèrent déjà difficilement dans la réflexion des étudiants, alors que leur contenu mérite à l’évidence d’être particulièrement bien présenté et expliqué, qu’en sera-t-il des conditions prochaines de la massification non plus seulement de leur production, mais de leur diffusion auprès des étudiants et de leurs parents ?

Ce n’est qu’après avoir mené une première étape significative de cette réflexion dans les prochains mois que nous pourrons raisonnablement avancer sur le projet de création de contenus informatifs nouveaux pour améliorer l’accès et la prise en main par les étudiants des données statistiques mises en lignes sur le dispositif Meformer.org.

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