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Université d’été du MEDEF : 3ème rencontre Universités – Entreprises

6 septembre 2010

Lors de son université d’été, qui avait pour thème générique « L’étrangeté du monde, mode d’emploi », le MEDEF a organisé vendredi 03 septembre sa troisième rencontre universités – entreprises. À cette occasion, l’un des thèmes abordé fut la question de l’insertion professionnelle des étudiants.

Extraits d’interventions

Michel Pébereau
, Président de BNP-Paribas / Il ne s’agit plus seulement de délivrer des formations et des diplômes. Il faut assurer à tous les jeunes des débouchés et un capital de connaissances et de compétences qui les armera pour leur parcours professionnel. Il faut que l’université s’interroge sur ses différents diplômes. Il faut des contenus en connaissances et compétences identifiables.
Les emplois changent en permanence. Nous ne savons pas ce que seront nos emplois dans cinq ans. Les dispositifs doivent donc évoluer en permanence.

Jean-Robert Pitte, Délégué à l’information et à l’orientation / Donner de l’information sur les débouchés des différents diplômes. Il faut afficher les salaires aussi. La loi sur la formation et l’orientation tout au long de la vie. Nous voulons créer un accueil dématérialisé permettant d’orienter très facilement les différents usagers vers le meilleur point d’accueil. Il y a 8.000 points d’accueil en France sur les questions d’orientation. Nous allons avoir à organiser la labellisation de tous ces centres d’accueil.

Simone Bonnafous, Présidente de l’université Paris Est, Créteil Val-de-Marne, Vice-Présidente de la Conférence des Présidents d’Universités / La relation à l’entreprise n’était pas à zéro avant la LRU. Il faut atténuer les oppositions. Il y a encore de la marge d’audace dans la diversification des embauches de la part des entreprises ! L’information, l’orientation et l’insertion cela demande des moyens humains.

Pierre Fronlup, MEDEF / Les entreprises ne pourront pas faire autrement que de diversifier leurs recrutements. La guerre des talents va revenir extrêmement rapidement. Les pénuries de compétences sont déjà en train de réapparaître. En 2008, les entreprises ne trouvant pas les compétences dont elles avaient besoin, se sont ouvertes à une diversification des recrutements vers des profils atypique. Une étude réalisée conjointement par le MEFED et l’AFIJ a indiqué que 96% des entreprises ayant eu recours à ces profils atypiques ont été satisfaites. Et 46% n’ont pas eu besoin de plan de formation complémentaire les personnes ainsi recrutées.
La multiplicité des regards et des profils est un élément de créativité, d’innovation. Pour favoriser cela, nous souhaitons prolonger l’opération Phoenix.
Nous allons travailler dans ce sens, car c’est incontournable mais ce n’est pas gagné. Le clonage, les filières dont on a l’habitude, elles ont la vie dure…. !

Bruno Carrias, DG affaires sociales CapGémini / Le principe de fond d’une bonne coopération entreprise / université, c’est de développer toutes les conditions qui vont permettre d’échanger, de collaborer, peu importe la forme. Il faut que nous puissions faire le pont entre connaissances et compétences. Mais aussi expliquer comment ces compétences sont portées. Pas uniquement des fiches, mais des comportements, des passions. Deuxième axe, le projet. Quand ont n’a pas de plaisir, de direction, on a du mal, et on se rassure par une accumulation de connaissances. Il faut donner aux étudiants l’envie d’élaborer un projet. L’entreprise peut intervenir par l’exemple, par les stages. Peu à peu va se développer une envie d’apprentissage.
Recrutement : éviter d’être enserrer dans des CV normalisés. Nous devons voir derrière le CV, les compétences. Nous devons aider les étudiants à exprimer leurs compétences au-delà de leurs connaissances.

Ceci nous fait penser que…

Lors de ces rencontres, nous avons pu mesurer l’évolution des représentations réciproques du monde de l’université et du monde de l’entreprise l’un sur l’autre. Ceci permet notamment à chacun de reconnaître les compétences, les missions et les enjeux spécifiques de l’autre, en même temps que de rechercher activement les voies et moyens de coopérations innovantes.

Dans le domaine de l’insertion professionnelle des étudiants, nous avons été plus particulièrement sensibles à la conscience exprimée par nombre de représentants des entreprises des progrès significatifs qu’il reste à faire en termes d’ouverture de leurs processus de recrutement aux profils dits « atypiques ». Et cela alors mêmes qu’elles reconnaissent en même temps une triple raison de s’y ouvrir : raréfaction des compétences, richesse et capacité d’innovation apportées par ces profils, meilleure intégration qu’elles ne le craignent en général.

Et comme l’indiquait Simone Bonnafous, Présidente de l’université Paris Est Créteil Val-de-Marne, c’est à une certaine audace dans leur recrutement qu’il faut réussir à convaincre les entreprises et employeurs.

Nous continuerons en cette nouvelle année universitaire à y contribuer !

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