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Quel sens pour les statistiques d’insertion des jeunes diplômés (4) ? Agir avec ou agir sur ?

20 septembre 2010

Les statistiques d’insertion des jeunes diplômés sont une photographie (et encore, les conditions de réalisation et le taux de répondant par diplôme influent très fortement sur la représentativité de cette photographie) du parcours d’insertion de ces jeunes.

Une photographie ? Du passé ? Du présent ? De l’avenir ?

Ces informations peuvent-elles être prises comme ayant une capacité prédictive ? Les étudiants peuvent-ils construire sur cette base une anticipation de ce que seront leur parcours d’accès à un premier emploi, en fonction du diplôme obtenu ?

Répondre par l’affirmative à cette question supposerait que tous les étudiants aient eu des parcours de formation identiques, que leur projet professionnel ait été identique, que leurs méthode et qualité de recherche aient elles-mêmes été identiques, etc. Autant de présuppositions qui, nous le voyons bien, ne peuvent être raisonnablement soutenues.

En effet, parmi les éléments qui peuvent directement influencer la qualité d’un parcours d’insertion nous pouvons relever pêle-mêle :
•    La manière dont chaque étudiant aura plus ou moins bien anticipé son insertion, notamment dans la manière de réaliser des stages, dans la valorisation faite de ceux-ci, etc.
•    La capacité et l’acceptation d’une possible mobilité géographique plus ou moins importante.
•    La plus ou moins grande sélectivité exercée par chaque étudiant dans sa recherche d’emploi en termes de postes ciblés.
•    La méthode et la qualité des démarches de recherche.
•    Etc.

Agir avec ou agir sur ?

Bien évidemment, ces statistiques sont des éléments d’information. Il est donc utile de trouver les bonnes méthodes pour agir avec ces informations.

Mais il est également possible d’agir sur elles. En reprenant l’ensemble des éléments qui peuvent être listés comme concourrant significativement à la qualité des parcours d’insertion, des questions complémentaires pourraient être envisagées dans les démarches d’interrogation des anciens étudiants :
•    Avez-vous interrogé le réseau des personnes rencontrées lors de vos stages ?
•    Aviez-vous réalisé un ou plusieurs stages volontaires ?
•    Aviez-vous réalisé un ou plusieurs entretiens métiers lors de votre formation ?
•    Aviez-vous une connaissance précise du marché du travail dans le secteur ciblé ?
•    Aviez-vous travaillé votre méthode de rédaction de CV et de Lettre Motivation à l’occasion de la recherche de vos stages ?
•    Avez-vous changé de cibles « métiers » en cours de recherche ?
•    Mettiez-vous des limites à votre mobilité géographique ? Si oui, lesquelles ?
•    Etc.

Autant d’informations qu’il serait intéressant de mettre en vis-à-vis des parcours d’insertion.

Par ailleurs, sans même attendre ces éventuels enrichissements des statistiques d’insertion, il est déjà possible de mettre celles-ci en perspective lors de leur présentation aux étudiants. Montrer aux étudiants que ces statistiques décrivent une réalité composite, qui mélange l’état du marché du travail à un moment donné, la plus ou moins grande visibilité de certains diplômes auprès des employeurs, mais aussi un ensemble de comportements qui ne sont pas ici relevés et que les étudiants sont en capacité d’adopter ou non.

Ainsi, les étudiants, et celles et ceux qui les accompagnent dans leur parcours de professionnalisation, sont en situation d’agir directement sur ces statistiques, en plus que d’agir avec elles.

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