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Éducation, innovation, personnalité, monde multiculturel : des échos à nos réflexions.

15 novembre 2010

Nous prenons à nouveau appui sur le livre Après la crise, d’Alain Touraine, cette fois-ci pour indiquer des analyses qui nous semblent corroborer certaines des réflexions dont nous vous avons fait part. D’abord sur les enjeux interculturels croissants de notre société, et notamment dans l’intégration des jeunes diplômés dans l’entreprise, ensuite sur les enjeux de formation et d’orientation, quant à la place de la personnalité et de l’innovation dans l’exercice des métiers.

Extrait

« Les sociétés doivent d’abord être conscientes que leur système éducatif a un mauvais rendement : un monde en changement ne se satisfait pas de la soumission à des règles stables et rationnelles. Réduire la formation à un apprentissage aboutit à appauvrir et à réduire les esprits dans un monde complexe. Il faut donc absolument rejeter la one best way définie par Taylor et ses émules, tant dans l’école que dans les ateliers.

L’école française est en fait l’une des dernières institutions à fonctionner sur le modèle industriel du XIXème siècle et du début du XXème. On ne peut pas davantage défendre un modèle scolaire qui, à l’inverse, vanterait les mérites des loisirs et des jeux, car cela favoriserait les élèves issus des classes les plus aisées, qui trouvent toujours un appui complémentaire dans leur famille. Il faut au contraire élargir la part de la personnalité de chacun qui est prise en compte et préparer les élèves à vivre dans un monde exigeant professionnellement, mais aussi multiculturel. » (Après la crise, Alain Touraine, p. 147).

Ceci nous fait penser que

Il est difficile de concilier longtemps des injonctions contradictoires. Comment à la fois demander au plus grand nombre, et notamment aux plus jeunes, de s’adapter à des contextes changeant, de mobiliser toujours plus des ressources de personnalité dans l’exercice des métiers tout en sollicitant des adaptations de cette même personnalité, de s’intégrer dans des contextes culturels variés, etc., tout en essayant de maintenir notamment des modes de formation, d’évaluation et d’autorité traditionnelles ?

Alors que nous voyons le mode d’organisation de la production de biens et services être profondément bouleversé, l’éducation, la formation et l’orientation ne peuvent que subir en contrecoup ces bouleversements.

Le travail en équipe, les expériences confrontant à des organisations différentes, la prise de conscience de son « identité culturelle » (au sens très large entendu ici) et la capacité à comprendre et à dialoguer avec des cultures différentes, sont des éléments de formation qui contribueraient à mieux former tout un chacun non seulement aux exigences nouvelles du monde professionnel, mais aussi aux caractéristiques de notre société.

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